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La culture de la vigne a subi bien des vicissitudes depuis l'époque gallo-romaine jusqu'à nos jours, mais elle n'a jamais cessé d'être en honneur sur les rives de notre fleuve. Nous n'en voulons pas d'autre preuve que les innombrables parcelles entre lesquelles étaient divisés certains clos particulièrement appréciés : tout le monde voulait en posséder : quelques ceps. On en gardait la liqueur dans les armoires closes à moins que ce ne fût derrière les fagots. On tenait aux parcelles de terrain dont elle provenait, non pas tant pour le profit qu'elle procurait que pour la joie que le bon vin verse dans les coeurs de ceux qui savent en user, sans jamais en abuser. Nulle culture ne suscite tant d'espoir et ne cause tant d'alarme que celle de ce bois tordu, noueux. Pendant des siècles, les rangs de ceps ont été cultivés à l'aide du pic recourbé, à l'aide du bras de l'homme penché vers le sol nourricier. *une copie de document est présente à la Maison de Vins. Le Muscadet d'appellation d'origine contrôlée et le Gamay, Cabernet, Pinot, Malvoisie d'appellations d'origine de qualité supérieure font aujourd'hui l'honneur des coteaux de la Loire.
Le 23 février 1665, il écrit : J'ay vendu à M. des Varennes Avril : 28 pipes de vin blanc et 10 de rouge pour la somme de 24 livres la pipe et un louis d'or qu'il m'a donné. Je lui dois rendre ledit vin au plus proche port". En 1666, année abondante, 84 pipes ; unité se vend 20 livres. En 1669, elle vaut 29 livres. En 1673, M. Clémenceau la paye 15 livres ; la barrique se vend 9 livres. Le 6 octobre 1673, M. Fleuriot fait accepter à M. du Fief-Poneau le nombre de 60 pipes de vin blanc et une de rouge pour 17 livres la pipe : "lequel vin, dit-il, je dois charrier à port charriable et l'emplir à mon cellier. Il m'a donné trois Louis d'or pour pot de vin". |
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